SCENE I. 48t
HORTENSE
Allons, finis, ma bonne amie: tu m'aimes, je le ^is.... Mais....
MARTOIf;
En ce cas , laissez-moi donc dire. Est-ce mon intérêt qui me détermine? Est-ce moi qui dois épouser Mon-^ dor? Que vous êtes étranges, vous autres maîtres! Vous voulez qu'on vous serve, vous voulez qu'on vous aime, vous voulez qu'on vous devine ; on vient à bout de tout cela à force de travail et de réflexion ; crac , un bon caprice nous déjoue , nous éloigne , et pour s'épargner un moment de mauvaise honte , on se condamne à des regrets éternels.
HORTElfSE.
Des regrets ! Ah ! Marton , des regrets avec Mondor ?
MARTON
Oui, madame^ avec Mondor. N'a-t-il pas cinquante ans?
HORTENSE
Hé, qu'importe? il a du mérite.
MARTOTf.
Un mérite sur le retour.
HORTENSE
Il vient d'assurer ma fortune et moii repos, en terminant avec les héritiers de mon mari le procès le plus incertain.
Le grand miracle! Il n'est pas de mince procureur qui n'en eût fait autant^