‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 329 sur 365 · HORTENSE, MARTON · texte numérisé non relu

HORTENSE, MARTON

( Elles sont assises à quelque distance Fane de Tautre. Hofrensc brode an métiet , et Màktbn à U main*. )

M A.RTON.

Il arrive aujourd'hui.

HORTENSE, avec un soupir.

Hélas! oui, mon enfant.

MARTON

Cet hélas part de Tame.

HORTEIfSE.

Que dites-vous, Marton?

MARTON

Madame , je vous plains.

HORT ENSE

Ma chère amie, cest à Mondor que je dtis mon époux, cet époux qui me fut si cher; c'est à Mondor que cet époux mourant coniSa ma jeunesse; c'est Mondor qu'il nomma, si je devais jamais

48o L'AMOUR ET lA RAISON.

MARTON

Et voilà bien les hommes. Jaloux de leurs droits pendant leur vie, ils veulent les étendre au-delà du tombeau. Vous aimiez votre époux , c'est fort bien.

HORTEIVSE.

Il était si aimable !

MARTON

Oui, madame , il était charmant; mais son ami ne lui ressemble guère.

HORTENSyE.

Marton !

MARTON

Non, madame, Mondor ne lui ressemble pas. C'est un ami solide, raisonnable et raisonnant; mais il n'a rien de ce qu'il faut pour remplacer un mari de vingtcinq ans, et pour consoler une femme de votre âge.

HORTEWSE, froidement et avec hantenr.

11 suffit, je crois, qu'il me plaise

MARTON

Vous plaire ! il en est loin.

HORTEWSE.

Vous prétendez....

MARTON

Voir mieux que vous dans le fond de votre ame. Non , vous ne l'aimez pas.

HORTENSE, avec humeur.

Mademoiselle !

MARTON, affectueusement.

Même quand vous boudez vos gens, vous êtes toujours adorable.

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