MARTON, MONDOR
M A. R TON, faisant des révérences.
Monsieur me demande?
MONDOR
Oui , mon enfant.
M A R TO N , s'approchant , et saluant encore.
Que veut monsieur?
MONDOR
D'abord, que tu laisses de côte l'étiquette qui m'en- IX. 32
niiie, et que tu me répondes avec franchise. Ten sens-tu capable?
MARTOW.
La question est captieuse.
MÔNDOR.
Tu dois la trouver naturelle, si tu aimes ta maitresse.
MARTOir.
. Autant que vous.
MONDOR
C'est beaucoup dire; mais venons au fait. Oii est Hortense?
MARTON
Dans son appartement.
MONDOR
Qu'y fait-elle?
MARTON
Elle attend la fin d'une horrible migraine....
MONPOR , à part.
Haie! haie! haie!
MARTON
Que la nouvelle de votre retour a presque entièrement dis;sipée.
MONDOR
Serait -elle devenue sujette aux migraines? Je l'ai toujours connue raisonnable.
M \RTON.
L'un n'exclut pas l'autre, monsieur. Une migraine est quelquefois le fruit dé longues et profondes réflexions.