SCÈNE X. 5cK
HORTENSE
InsapporUble fille! Mondor vous a-t-il parlé d'Auguste ? Avez-^vous prononcé son nom ? Avez-vo4i$ fait raveu...
MARTOIV.
De quoi , madame ?
HORTEl^SE, trèfl-iyiTement.
Des étourderies de ce jeune homme , de l'embarras affreux où elles me mettent.
Il n'a pas été question de lui.
HORTENSE, hors d'clle-mémf!.
Tant pis, mademoiselle, tant 'pis. MoDdor sait qu'Auguste est chez moi, qu'Auguste est charmant. Yotre affectation à n'en pas parler aura fait naître ce$ soupçons que j'ai si p^ mérités , et dont je ne me consolerai jamais. Quelles conséquences Mondor n'aura-t-il pas tirées de vos petits détours ? Il faudra que )e supporte vos étourderies , que je m'exoise.., MWmt' ^r ! cet en£mt m'aime, est-ce ma Êiute ? S'il metmce ^ s'il édate , pourrai-je lui imposer silence ? Avec le% intentioiis les plus pures , on a donc besoin d^indiil* genoe! Quelle enielle situation! Il £uii cependant nw^ je dedare tout à Ifondor; et comment m^ |wen4r<f à présent? Saurai Tair de ruser, de rtmUnr imiutr mes demardies^ on de m^en permettre 4e ti^fréh^n' sîUes. Que je sois malhenreu^!
On nie quavtkttm^^ f<^ii4^; tm tmt ^^i^a^^ \ti f$^
5jo L'AMOUR ET LA RAISON.
défends : je crois bien faire et je suis blâmée. Parler d'Auguste , n était-ce pas mettre à des bagatelles une importance.... {finement^ une importance' que vous n'y attachez pas , puisque vous n'aimez pas cet enfant.
HORTEWSE.
Je ne l'aime pas! Je ne l'aime pas!.... Non, sans doute , je ne l'aime pas ; mais ces soupçons de Mondor, sur qui peuvent-ils tomber, si ce' n'est sur Auguste ? Vous verrez que je serai forcée de l'éloigner , et vous en serez l'unique cause.
MARTON
Mais, madame, s'il était^nécessaire de le rappeler au souvenir de monsieur Mondor, qui vous à empêchée d'en parler vous-même, et de....
HORTENSE
J'en aurais parlé à Mondor, quand j'ose à peine vous en parler, à vous; quand je ne puis y penser sans une émotion... bien innocente à la vérité, mais
dont Mondor se serait aperçu ! sais-je ce qu'il si?
serait imaginé? Pauvre Auguste! tu seras malheureux ! je le serai de ta peine, et cela, parce que cette fille veut avoir de l'esprit. Quelle sotte prétention ! sur quoi est-elle fondée ? Je voudrais ne vous avoir'jamais vue.
(Elle 8*éloigne.) MA.RTON, la suivant d'an ton suppliant*
Madame, madame.
HORTENSE, sortant.
Ne me suivez pas, je vous le défends.