‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 345 sur 365 · HORTENSE, MARTON · texte numérisé non relu

HORTENSE, MARTON

HOR'TENSE

Hé bien, Marton!

MARTON

Hé bien, madame!

HORTENSE

Que dis-tu de cette explication?

MARTO]f«

Elle n'est pas d'un bon augure.

HORTENSE

Devais-je m'y attendre ?

MARTON

Oh ! non , sans -doute.

HORTENSE

S'il m'eut jamais écrit ce qu'il vient de me dire...

MARTON

Les choses seraient moins avancées, je le crois.

HORTENSE

Mais qu'a-t-il? Que me veut-il? Réponds, réponds donc , car cela est fait pour inquiéter , au moins.

Les hommes sont si bizarres !

HORTENSE

Il était avec toi, qiie te disait-il? Que lui répondais-tu? Aurais-tu donné matière à des soupçons?...

MARTON

3'ai été impénétrable.

5o8 L'AMOUR ET LA RAISON.

HORTENSE

On t'a donc aussi questionnée ?

MARTON

Pendant une heure.

horteW.se.

Et tu n'as convenu de rien?

MARTON

Convenu , de quoi , madame ? '

HORTEffSE.

Hé, mon dieu, vous m'entendez die reste! Bfais vous êtes ingénieuse à «me tourmenter.

MARTON

Hé bien ! j'ai nié , madame ; j'ai nié obstinément.

HORTEUSE.

Vous avez nié! Et qu'avez- vous nié?

MARTOJT.

Ce dont je ne pouvais convenir sans vous compromettre.

HORTENSÇ.»

Des bévues ou des impertinences, voilà tout ce que vous faites, voilà tout ce que vous savez faire.

MARTON

Mais, madame , il y a un désordre dan3 vos idées....

HORTESrSE.

Ce désordre est dans votre tçte, mademoiselle. Avoir aussi peu d'intelligence , cela est inconcevable ! et me répondre énigmatiquement.... Ellç ne sauvera rien à ma délicatesse. Voyez si elle parlera.

M4RTON.

Mais je ne sais que dire, moi, lAadame, e» vérité.

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