‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 360 sur 365 · SCENE XVIIL Say · texte numérisé non relu

SCENE XVIIL Say

HORTfiNSE. .

J'ai négligé de vous parler de mon cousin de

mon cousin que j'aime.

M G N D G R , avec intenlion.

Et qui mérite de l'être.

HGRTENSE.

Oui , monsieur.

MONDGR.

Hé, madame, quoi de plus simple? vous aimez votre cousin , c'est bien naturel. Il est chaimant , et près de toute autre femme il pourrait être dangereux.

HGRTENSE.

Vous vous plaisez aujourd'hui à me dire des choses désagréables.

AUGUSTE, «part.

S'ils pouvaient se brouiller !

MOIf DOR.

Croyez-moi, madame, ne perdons pas un temps précieux à disputer sur des mots; revenons, s'il vous plaît. (Z« contrefaisant.) Vous avez négligé de me

parler de votre cousin de votre cousin.... que vous

aimez.

HORTENSE, TÎvememt.

Comme on aime un parent.

MONDOR

C'est bien ainsi que je l'entends. Poursuivez, madame.

HGRTENSE^ avec braaccmp d'embarras.

J'ai réfléchi, monsieur ; j'ai réfléchi....

5q8 L'AMOUR ET LA RAISON.

MONDOR

Vous avez réfléchi

HORTENSE

Et je l'éloigné de moi.

AUGUSTE, bas à Hortense.

Que dites- vous, madame ?

MO N D G R , à part.

Elle l'éloigné, elle le craint.

HOJITENSE.

Il est temps qu'il s'occupe de son état et de sa fortune : je l'aiderai de la mienne, et vos conseils guideront sa jeunesse.

AUGUSTE, bas à Hortense.

Je ne partirai pas , c'est un parti pris.

MONDOR

Je ne vois pas qu'il faille pour cela l'éloigner de vous. Je vais être son parent, et votre affection lui est un sûr garant de la mienne. Vous avez commencé son éducation, il faut la finir; nous le devons, et je vpus prie de ne pas vous y opposer.

AUGUSTE, bas à Hortense.

Rendez-vous, cruelle, ou je vais éclater.

HORTENSE, basa Auguste.

Si VOUS dites un mot, je ne vous parle de ma vie. i^A Mondor,) Croyez, monsieur, que je nagis pas sans de fortes raisons.

MONDOR

Il serait dangereux peut-être de vouloir les approfondir : je vous avoue cependant que celles que vous

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