‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 38 sur 365 · IX · texte numérisé non relu

IX

LEANDRB.

Frontin ?

FRONTIN

Monsieur ?

LIÉANBRE.

Tu m'as bien l'air d être un hardi coquin.

FRONTIN

Vous ne le croyez pas.

LIÊANDRE.

Je sais tout le mystère; Mais, par toi je prétends être instruit de l'affaire.

FRONTIN

' . Mon maître me souffrait avec peine chez lui. Il ne se prête pas aux faiblesses d'autrui. Formé par votre exemple en l'art de la sagesse , Évitant de l'amour la dangereuse ivresse , Il n'a pu supporter mes imperfections.

Moi qui suis, par malheur, en butte aux passions, Qui ne me sens pas Êiit pour imiter un sage , J'ai demandé mon compte, et j'ai plié bagage.

LIÉANBRE.

Le fourbe!... Eh! quel sujet peut t'arrêter ici? Autour d'une maison doit-on rôder ainsi ?

FRONTIN

Gardez-moi le secret. Un objet adorable. Et qu'à force de soins j'ai su rendre traitable , Sert depuis ce matin le maître du logis.

*î*; ^ LÉ ANDRE. ,

Oh! je veux t'obliger : vous serez réunis. Le maître qu'elle sert est mon ami Nicandre ,

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