‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 42 sur 365 · SI · texte numérisé non relu

SI

Vous obliger. Pardon , votre femme est fidèle ; Mais enfin mon neveu peut bien être avec elle , Voilà tout.

WICAWDRE.

Apprenez que nul audacieux Ne peut, à mon insu, pénétrer dans ces lieux. Ma femme est sous les yeux d'une duègne fidèle ; Je fais dans ma maison une garde éternelle ; Il n'est point de galant qui me puisse échapper , Et je .défie ainsi l'amour de me tromper.

Vous moquez-vous, mon cher, de parler de la sorte?

NICAITDRE.

Il a perdu la tête, ou ie diable m'emporte.

LÉANDRE

Si vous êtes trompé , surtout ne dites mot : Quand on l'est par sa faute , on passe pour un sot.

WICANDRE.

Que vous êtes cruel ! Eh ! monsieur , je vous prie , Cessez de vous complaire à tourmenter ma vie. Ah ! si vous connaissiez un peu le cœur humain , Vieudriez-vDus répandre en meà sens le venin De ces jaloux transports dont je ne suis pas maître ? Au lieu de les calmer , vous les faites rtmaître ; Vous portez ma fureur aux excès les plus grands , Et vous faites encore un jeu de mes tourmens. Rien ne peut altérer la paix de son visage. 11 rit.

Page 1