‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 43 sur 365 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Ne rougissez- vous paa de vos égaremens ?

Votre cœur est en proie aux plus cruels tourmens ^

Quand vous êtes certain qu'une épouse tremblante

.Daise, eii cachant sëé pleurs 4 la main qui la tourmente.

Que deviendriez-^ouà , si la fatalité

Sur les pas du soupçôA eût mis la vérité ?

Votre aveugle fureur armerait la nature

Pour punir Rôséide et vetager votre injure.

Je veux vous éclairer; thais point d'emportement :

Le bonheur de vos jours dépend de ce moments

Une heure, seulemeiit, apprenez à vous vaincre,

Et si vous m'écoutet ^ je saurai vous convaincre

Que les lâches soupçons qu'un jaloux entretient

Font rougir Thonnête liôtliine, et ne servent à rien.

wicàNdre.

J'écoute. Allons, parlez.

Cetli^ austère suivante, i)e vos sâgë) prt)jets k digne conMente.i..

Qu'a-t-elle fait? voycto». ^

LEÂ.NDRE. ...

Elle est précisément Celui dotoit je parlais.

Finette?...

Est mon parent.

Aimable , entreprenant, comme on l'est au bel âge, Il voulut être heureux : le reste est votre ouvrage.

NICAICDRE.

Quoi! monsieur, vous osez...

LEAl^DRE.

Vous apprendre, entre nous, Qu'en ses propres filets l'amour pfend un jaloux.

iriCAifDftje.

Dans ma juste fureur....

LEAIVDRE.

Que pouvez-vous prétendre?

Avez-vous à vous plaindre?

NIGANDRE.

Oui, je vais la surprendre; Me venger de tous deux.

LEAl^DRE.

Eh ! de quoi, s'il vous plaît?

Que lui reprochez- vous ?

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