‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 91 sur 365 · VALVILLE, DE UM^JJIL, ANGELIQUE · texte numérisé non relu

VALVILLE, DE UM^JJIL, ANGELIQUE

DE LIMEUIL

Eh! bonjour, mes chers, mes vrais amis. En tiers dans l'entretien ne pourrais-jie être admis? Si je devine juste, en vous trouvant ensemble, Ce n'est pas la froideur qui tous deux vous rassemble :

i56 LA JOUEUSE-

Les cœurs îndifférens ne se cherchent jamais. Aimez-vous, mes enfens, vous pouvez, désormais, A vos tendres désirs vous Kvrer sans partage. L'hymen et ses douceurs conviennent à votre âge : Je viens, mon Angélique, en presser le moment. Les jours que nous perdons renaissent rarement Il faut de ton amant couronner la constance, Et par votre bonheur doubler mon éxistf^nce.

Quoi qoe tous diécidiez, c'est à moi d'obéir.

DE LIMEUIL

Ce n'est pas là le mot dont tu dois te servir. Angélique jamais n'a pu craindre son père : Avec un ami tendre on doit être sincère.

AITGIÎLrQIJE.

Ah! vous êtes bien j»ir de ma soumission.

DE LlitEUlL.

Cela ne suffit pas dans cette occaiibn.

Se marier n'est rien, c'est tout que d'être hentmise.

Ta réserve envers moi peut être, dangereuse.

Prononce, mon enfant, sans feinte et sans détour;

Fais taire le devoir , laisse parler l'amour :

Qu'il décide entre nous... tu gardes le silence?

ANGIÉLIQUE, avec modestie.

C'est vous en dire assez.

DE LIHEUIL.

Ah! mon impatience Attendait cet aveu.

ANGÉLIQUE

Vous pouviez le prévoir.

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