‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 94 sur 365 · VALVILLE , MARTON , ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

VALVILLE , MARTON , ANGÉLIQUE

M A AT Oîr , av«c k plus grande gaité.

Ah ! vous voilà , monsieur... C'est vous, mademoiselle? J'accours pour vous apprendre une grande nouvelle. On vous marie , enfin.

VALVILLE, souriant.

Quoi, sérieusement?

MARTOH.

Il n'est rien de plus sûr: monsieur en un moment Vient de tout ordonner à son homme d'affaires. <c Dépêchez-vous, dit^il, allez chez les notaires...

i€o LA JOUEUSE.

« Habits, modes, bijoux, équipages nouveaux,

(c Tout cela dans les goûts les plus frais , les plus beaux ;

« Courez , n'épargnez rien pour ma fille et moia gendre.»

J'avais tant de plaisir à le voir, à l'entendre

Se livrer sans réserve à toute sa bonté ,

Que je ne bougeais pas, quoiqu'il m'ait répété

Deux ou trois fois , au moins : Eh ! va donc, va leur dire

De me venir trouver,

VALVILLE*-

Mais, où?

MARTQN.

C'est pour vous lire Les articles qu il veut insérer au contrat. Vous pouvez avec lui finir sans avocat. Allez, il vous attend.

VALVILLE

Où?

MARTOW.

C'est que sa tendresse Lui rend toute l'ardeur qu'il eut dans sa jeunesse. La gaîté dans le cœur, le plaisir dans les yeux... Ce mariage-là fera bien des heureux.

Mais allez donc , allez.

VALVILLK.

J'admire cette fille.

M ARTOn.

La tête doit tourner à toute la famille.

Pour moi , je n'en ai plus, je vous le dis tout net.

VALVILLE, criant.

Mais, où nous attend-il?

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