‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 105 sur 441 · FULBERT, SABORD · texte numérisé non relu

FULBERT, SABORD

S A. B O R D , sortant de la maison .

Je ne veux pas qu'on me conduise. M'entendezvous ? je ne le veux pas, ( Il ferme la porte avec force, ) Que diable! je ne souffre pas qu'on me contredise. {^A son fis. ) A moi, luron. Vent arrière , et en avant.

FULBERT

Moi, j'ai vent debout, mon père.

SABORD

Hé bien! tu louvoieras.

FULBERT

Pas du tout. J'ai fond, et je jette FancrCo

Petit Sarpejeu!

FULBERT

C'est exactement comme j'ai l'honneur de vous le dire.

i66 LE PETIT MATELOT.

SABORD

Ah! voici du nouveau. A ton père, à ton capitaine!

FULBERT

Le père doit être indulgent , et le capitaine doit au moins m'entendre.

SABORD

Ce petit drôle-là a un esprit d'indiscipline... De la modération, monsieur, de la modération.

FULBERT

Faut-il que j'en donne l'exemple ?

SABORD

Non, monsieur; je me modère et j'écoute. Voyons, qu'avez-vous à me dire?

FULBERT

Je vous ai toujours obéi aveuglément.

SABORD

Vous n'avez fait que votre devoir.

FULBERT

Vous avez voulu que je fusse marin , je le suis.

SABORD

C'est le premier métier du monde.

FULBERT

Vous m'avez mené au feu ; je me suis battu.

SABORD

Fort bien même, fort bien.

FULBERT

Je viens de faire naufrage pour la seconde fois.

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