‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 112 sur 441 · SCÈNE XVL · texte numérisé non relu

SCÈNE XVL

SABORD

J'entends bien. Après?

Le capitaine bâtirait une maison sur la hauteur , d'où il verrait la mer dans toute son étendue , et d'où il braverait les orages,

SABORD

Après, après?

LE PÈRE THOMAS

Nous lui ferions , derrière la maison, un joli potager, que nous cultiverions pour lui. En avant , sur le bord du roc, serait une tonnelle ombragée par de bons chasselas, sous laquelle le capitaine ferait un somme après dîner. Bientôt, de petits enfans le caresseraient, l'amuseraient, l'intéresseraient, et lui présenteraient le chicotin et le verre de rogome. Il les apprendrait à jurer ; nous les instruirions à l'aimer et à le bénir. Il trouverait ici le bonheur qu'il cherche depuis trente ans sur toutes les mers, et qui est si près de lui.

SABORD

En effet, un petit fils qui me présente ma pipe; un autre qui me verse le rogome , et qui égoutte le verre, en poussant mon gros juron , cela serait drôle, au moins.

LE PÈRE THOMAS

Ma femme continue.

SABORD

J'écoute, monsieur Thomas.

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