‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 152 sur 441 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

BRUNO

Conservez bian votre chaussure , Fille sans finesse et sans art.

Pour vous ôter cette parure , Souvent on vous guête à l'écart.

Le coin d'un bois , l'herbe nouvelle , Un mouvement, le moindre mot, Un rian fait broncher une belle , Un rian l'i casse son sabot.

BERTRAND

Le temps de mon apprentissage Me revient saris cesse à l'esprit.

Fautes , plaisirs , sont le partage De cet âge où tout réussit.

Si quelquefois le maître gronde.

On lui laisse dire son mot.

Chausse-t-on la brune et la blonde Sans jamais casser un sabot ?

GERVAIS

Laissons de vaines doléances ; Avec gaîté sachons vieillir.

LES SABOTIERS

Chaque temps a ses jouissances :

Je jouis par le souvenir.

Ici tout séduit, mais tout passe.

Trop fortuné, tranchons le mot^ Qui pourrait encore, avec grâce, A cent ans, casser un sabot.

VALENTIJN".

Guidé par le feu de mon âge , Je vais travailler de grand coeur.

Peut-être aux efforts du courage Succédera quelque langueur.

Pour me ranimer , ma Faustine , Tu n'auras besoin que d'un mot.

Surtout ne me fais pas la mine Si parfois je casse un sabot.

FAUSTINE

Travaillons avec confiance; Qui s'occupe n'a pas d'humeur.

Je te promets de l'indulgence S'il t'arrivait quelque malheur.

Je dois, en épouse docile, M'interdire le moindre mot :

Il n'est pas d'ouvrier habile Qui ne casse enfin un sabot.

FIJV JDES SABOTIERS.

OU

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