ACTE I, SCÈNE V. sgS
MADEMOISELLE ROND ON, avec aigreur.
Ma bonne! ma bonne! Je m'appelle mademoiselle Rondon, femme de charge de madame Blumenthal , qui a acheté cette maison, qui en prend possession aujourd'hui. Ma bonne! ma bonne!
PLUMPER.
Écoutez donc, je n'ons pas l'art de la devination. 3'sis^ n'vous en déplaise, maître Plumper, jardinier de c'te maison, d'puis cinquante ans d'père en fîls. J'ons déjà parlé à Monseigneur l'général ; mais votre protection n'gâtera • rien , et j'vous demandons vos bonnes grâces, pour obtenir la continuation des fonctions d'not' état. ( A part. ) V'ià c'qui s'appelle un compliment ben torné.
MADEMOISELLE RONDON, à part.
Ce garçon-là n'est pas sot du tout. [Haut.) Oui, je parlerai, j'arrangerai cela,
PLUMPER.
Oui ? hé ben , j'allons vous apporter un échantillon d' n'ot' savoir faire , un bouquet d'une grosseur, mais d'une grosseur!...
MADEMOISELLE RONDON.
Garde tes fleurs pour la fille de madame. Elle les aime passionnément ; elle en ornera le berceau de son enfant ; elle l'en couvrira.
PLUMPER.
Oh! d'ça, aile n'en manquera pas, mamselle Rondon.
MADEMOISELLE RONUON.
Elle aime aussi la musique.
PLITMPER.
Dame, je n'sommes pas musicien*
MADEMOISELLE RONDON.
Mais, des chansons champêtres, une petite fête
PLUMPER.
C'est dit. Une fête comme en donnait queuqu'fois monsieur Hertzberg, monsieur Hertzberg, qui vient d'vous vendre c'château. J 'partons pour Breslaw. J'vous amenons des violons, des trompettes, des cornemuses, des...