‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 208 sur 441 · ENFANS · texte numérisé non relu

ENFANS

PLUMPER.

Ah ! vous v'ià , mamselle Rondon. Présentez-nous , j'vous en prions.

MADEMOISELLE RONDON , à madame Blumenthal.

C'est votre jardinier, qui veut vous offrir un bouquet.

AMALIE.

Un bouquet ? voyons. {Elle prend le bouquet^ Tes fleurs ont de l'éclat, et j'en ai eu comme elles. Regarde-moi maintenant. Vois ces joues cavées, ces yeux éteints... Vois-tu?... Il ne me connaît plus.

MADAME BLUMENTHAL

Je vous remercie, jardinier.

PLUMPER, à part.

Jardinier ! me v'ià en place. {Haut.) Je v'nons , avec nos enfans , et les gens du village , vous dire , à vot' /. 20

3o6 LE MAJOR PALMER.

arrivée, tout uniment ce que j' pensons. Ous êtes bonne, je le sommes aussi; ous aimez l's honnêtes gens, nous de même. J'vous respecterons comme not' mère, ous nous aimerez comme vos enfans. [A mademoiselle Rondon.) C'est ça , pas vrai ?

MADEMOISELLE ROIVDON.

C'est fort bien , c'est fort bien.

PLUMPER.

J 'avons pourtant trouvé ça tout seul !

(Pendant ce qui précède et ce qui suit , Amalie a éparpillé le bouquet dans le berceau. Elle prend le plus petit des enfans , l'amène sur le devant de la scène , et arrange machinalement ses cheveux et ses vêtemens.)

MADAME BLUMEN^TH AL , aux paysans.

Mes amis, nos cœurs s'entendent. Je répondrai à vos sentimens.

PLUMPER.

Y a encore des couplets; ous les trouverez bons, et j'm'en vante !

HERMAGNE, à mademoiselle Rondon ,

Surtout si c'est lui qui les a faits.

PLUMPER.

Non , monsieur , non pas , s'il vous plaît. L'air est vieux, et les paroles itou; mais, i' paraissont faits exprès pour la circonstance.

AMALIE.

Enfant, tu es bien beau. As-tu un père?

PLUMPER.

Oui , madame , c'est not' dernier.

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