‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 214 sur 441 · ACTE II, SCÈNE IL 3i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IL 3i

PLUMPER.

Sauf l'respect que j'vous dois, ça n'est pas trop clair. Connaître les tenans et l's aboutissans d'eune maison; venir, avec d's armes, rôder sous les fenêtres, après avoir escaladé les murailles, au biau mitan de la nuit , et incognito ; ça n'est pas trop clair , mes bons messieurs, ça n'est pas trop clair.

BRANDT

Tais-toi; tes réflexions me déplaisent.

PALMER

Marche devant , et conduis-nous à l'appartement de Hertzberg.

BRAîfDT, le poussant.

Hé ! va donc , bavard éternel.

PLUMPER , tombant à genoux.

Au nom de Dieu ! mes bons messieurs , écouteznous. M. Hertzberg n'est pus ici. Il a vendu c'château à eune brave dame, qui dort tranquillement dans son lit, et ce serait conscience de l'i couper la gorge l'jour d'prise d'possession.

PALMER , avec un profond soupir.

Hertzberg n'est plus ici !

PLUMPER.

Non, mais, en récompense, j'avons le général Holbourg, des officiers, des cavaliers...

PALMER, s'écriant.

Le général Holbourg !

BRANDT, à Palmer , à part.

Vous le connaissez ?

PALMER, à part.

Non. Mais , le colonel Brown le connaît beaucoup , et je crains...

PLUMPER , à part.

J'crois, ma fine, qu'is avont peur à leux tour.

PALMER, à part.

Brandt , tu te rappelles ce que tu viens de me proposer. Partons, mon brave camarade.

BRAWDT, haut.

Partons, L'honneur vous appelle , et la gloire vous attend.

PLUMPER, à part.

La gloire ! l'a queuqu'autre coup à faire dans l'voisinage.

BRANDT, à Plumper.

Ouvre les portes , mets-nous sur la grande route , et retire-toi.

PLUMPER.

Bien volontiers, messieurs, et que le ciel vous conduise.

(Ils vont pour sortir. On entend chanter dans le pavillon.) AMALIE.

Reviens , cruel , et mon cœur te pardonne. Trouveras-tu qui t'aime comme moi?. . .

(Palmer s'est arrêté , et a indiqué qu'il reconnaît cette voix.) P A li M E R , hors de lui.

C'est Amalie! c'est Amalie ! [Il court au panllon;

Page 1