ACTE II, SCÈNE IL 3i
PLUMPER.
Sauf l'respect que j'vous dois, ça n'est pas trop clair. Connaître les tenans et l's aboutissans d'eune maison; venir, avec d's armes, rôder sous les fenêtres, après avoir escaladé les murailles, au biau mitan de la nuit , et incognito ; ça n'est pas trop clair , mes bons messieurs, ça n'est pas trop clair.
BRANDT
Tais-toi; tes réflexions me déplaisent.
PALMER
Marche devant , et conduis-nous à l'appartement de Hertzberg.
BRAîfDT, le poussant.
Hé ! va donc , bavard éternel.
PLUMPER , tombant à genoux.
Au nom de Dieu ! mes bons messieurs , écouteznous. M. Hertzberg n'est pus ici. Il a vendu c'château à eune brave dame, qui dort tranquillement dans son lit, et ce serait conscience de l'i couper la gorge l'jour d'prise d'possession.
PALMER , avec un profond soupir.
Hertzberg n'est plus ici !
PLUMPER.
Non, mais, en récompense, j'avons le général Holbourg, des officiers, des cavaliers...
PALMER, s'écriant.
Le général Holbourg !
BRANDT, à Palmer , à part.
Vous le connaissez ?
PALMER, à part.
Non. Mais , le colonel Brown le connaît beaucoup , et je crains...
PLUMPER , à part.
J'crois, ma fine, qu'is avont peur à leux tour.
PALMER, à part.
Brandt , tu te rappelles ce que tu viens de me proposer. Partons, mon brave camarade.
BRAWDT, haut.
Partons, L'honneur vous appelle , et la gloire vous attend.
PLUMPER, à part.
La gloire ! l'a queuqu'autre coup à faire dans l'voisinage.
BRANDT, à Plumper.
Ouvre les portes , mets-nous sur la grande route , et retire-toi.
PLUMPER.
Bien volontiers, messieurs, et que le ciel vous conduise.
(Ils vont pour sortir. On entend chanter dans le pavillon.) AMALIE.
Reviens , cruel , et mon cœur te pardonne. Trouveras-tu qui t'aime comme moi?. . .
(Palmer s'est arrêté , et a indiqué qu'il reconnaît cette voix.) P A li M E R , hors de lui.
C'est Amalie! c'est Amalie ! [Il court au panllon;