ACTE II, SCENE II
BRAIVDT.
{^Il a remonté le théâtre. Il prend d'une main Plumper par les che^^eux , et lève de Vautre le sabre sur lui.) Bas les armes, ou je te coupe en deux.
PLUMPER.
Au secours !
B R A N D T , lui ôtant son fusil.
Silence! ou tu es mort.
PLUMPER.
J'ons fini.
AIR
Messieurs, par charité,
Pardonnez notre audace.
Un peu d'humanité ,
Et faites volte-face.
Voyez notre frayeur ;
Tremble-t-on davantage ?
Gardez votre valeur
Pour un meilleur usage.
Je suis indigne de vos coups :
Ils sont pour moi trop honorables.
Rengainez , et contentez-vous De m'envoyer à tous les diables.
BR ANDT.
Disparais , faquin. Tu n'es qu un poltron.
PLUMPER, sortant.
C'est ce que je vous disais , mes bons messieurs.
PALMER, le ramenant.
Un moment. Es-tu attaché à la maison ?
PLUMPER.
Sauf vot' grâce, j'en sommes 1' jardinier.
3i8 LE MAJOR PALMER.
PALMER
Tu nous suivais?
PLUMPER.
Oui, d'ioin.
PALMER
Et tu nous as entendus ?
PLUMPER.
Non, dont j'enrage, car i'a toujours à profiter dans la conversation d'honnêtes gens. {^A part.) Ce sont des voleurs.
PALMER, à Brandt.
Je crois qu'il est inutile de dissimuler davantage.
BRANDT
Je ne vois pas d'inconvénient à aller au fait.
PLUMPER , à part.
Ils vont se déboutonner.
PALMER
Mon ami, conduis-nous à l'appartement de monsieur Hertzberg, sans que personne nous aperçoive, et compte sur ma reconnaissance.
PLUMPER , à part.
Ah! nous y voilà. (^Haut.) Messieurs, mes bons messieurs, chassez cette mauvaise pensée-là. C'est le diable qui vous souffle. {A Pabner.) Un beau jeune homme comme vous, faire un vilain métier comme ça ! on n'finit pas toujours comme l'bon larron.
PALMER
Mon ami, tu es dans l'erreur. Nous ne sommes pas VQ. que tu penses.