‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 238 sur 441 · SCÈNE VL · texte numérisé non relu

SCÈNE VL

Madame BLUMENTHAL, AMALIE , le général HOLBOURG.

le GÉNÉRAL.

Madame, j'ai partagé tantôt votre éloignement

pour Palmer; tantôt, je l'avoue, Palmer était indigne de vous ; mais , il a combattu nos ennemis communs , et c'est dans leur sang qu'il a effacé des fautes qui vous ont coûté tant de larmes. Je lui dois la vie et l'honneur de cette journée; vous lui devez votre fille, et la conservation de votre fortune. Que de titres il a à votre indulgence, avec autant de droits à la reconnaissance publique! Etouffez votre ressentiment; osez récompenser un héros. Amalie, rendue à ellemême , attend, de votre main , un époux que vous ne lui refuserez pas. Il ne vous reste qu'un enfant ; soyez heureuse au moins de sa félicité. Oubliez le passé , vivez dans l'avenir, et jouissez d'avance des consolations qu'il vous promet.

AMALIE.

Ma mère , ma digne mère ! vous m'avez pardonné ma faiblesse , puisque vous ne m'en faites pas de reproches...

MADA.ME BLUMETfTHAL, avec sentiment.

Des reproches ! Ah ! je n'ai jamais su que te plaindre et t'aimer.

AMALIE.

Mettez le comble à vos bontés, entendez le vœu de mon cœur , donnez un père à mon enfant , je vous le demande à vos genoux.

MADAME BLU MENT AL, la relevant.

Vous le voulez tous deux ? Qu'il vienne , son épouse l'attend.

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