AM ALIE
Quel nouveau malheur ai -je à craindre encore ? Cruels, expliquez -vous. Ne me laissez pas davantage dans cette ^horrible anxiété.
PALMER, la pressant sur son sein.
Que veux - tu savoir ? Tu pleureras toute la vie le malheur de m'avoir connu.... Tu n'as plus d'époux... ton fils n'a plus de père... (^Au coloneL^ Sortons, monsieur, sortons. Sa douleur me fait mal, ma fermeté m'abandonne.
( Il fait une fausse sortie. ) A M ALIE.
Arrête, arrête. Il ne sortira pas; je veux éclaircir cet affreux mystère. {^P aimer veut échapper ; elle rem'eloppe de ses bras,) Tu ne sortiras pas. Je te le défends au nom de la nature et de l'amour.
LE GÉNÉRAL
Famille malheureuse, je souffre autant que vous. - Ministre d'une loi irrévocable et terrible, je gémis en obéissant. {A madame Blumeizthal.) Prenez, madame, lisez , et jugez de mon état.
MADAME ELU MENT H AL, lisant.
« A tous les chefs de mes armées , « Vous ferez les recherches les plus exactes pour f< découvrir la retraite du major Palmer, (^sa i^oix fai-
« Mit) condamné... pour avoir déserté ses drapeaux...
« à passer par les armes....
AMALIE.
Ah! ah!...
MADAME BLUMENTHAL
« Et vous ferez exécuter le jugement à Finstant (c même où vous l'aurez découvert. »
Frédéric.
( Elle tombe dans les bras de ses femmes. )