‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 25 sur 441 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

BEAUVAL FILS

Même avec vous, M. Mathieu.

MATHIEU

Oui, vous me gâtez aujourd'hui. ( Cherchant a le pénétrer.) La charmante ville, que le Gap!

BEAUVAL FILS

On y trouve tout à la minute.

MATHIEU

Mais qui y avez -vous donc trouvé qui vous ait fait jouir d'une façon si vive , si enchanteresse ?

BEA UVAL FILS.

Oh! malgré ma bonne humeur, je ne me sens pas disposé à vous faire de confidences. Je suis discret sur mes plaisirs.

MATHIEU

C'est vous priver d'une double jouissance.

BEAUVALFILS.

C'est plutôt vous en oter une.

M ATHIEU.

J'en conviens ; je suis naturellement curieux.

BEAUVAL FILS

Et , avec votre expérience , vous ne devinez pas ?

MATHIEU

Non. Mais, quoique vous en disiez, un jeune homme a toujours besoin d'un confident, et vous allez me mettre sur la voie.

BEA.UVAL FILS.

J'irai plus loin. Je vous conterai cela... dans quelques mois. Vous ne vous attendez pas à ce que je vous dirai. Je suis original ; je ne fais rien comme le commun des hommes. Vous trouverez mon petit voyage piquant, mais très -piquant, je vous en réponds. Je vous conterai cela, je vous conterai cela.

(Il sort par le côté des cases des nègres. )

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