‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 255 sur 441 · CL A (I DINE · texte numérisé non relu

CL A (I DINE

Hélas! oui.

AMBROISE

Il y a seize ans que j'ai quitté le pays ; mais, j'aime toujours à en parler , et quand je rencontre quelqu'un , qui y a seulement passé , ça me ragaillardit. Dis-moi un peu ; de quel canton es-tu ?

CLAUDINE

De la vallée de Chamouni.

AMBROISE, vivement.

Et de quel village ?

CLAUDINE

Du Prieuré.

C'est là que je suis né. Ton nom ?

CLAUDINE

Claude, fîls du père Simon.

368 CLAUDINE

AMBROISE

De mon compère? (^O tant son chapeau, ) Claude , vous êtes le fils d'un honnête homme, un peu dur, mais d'une probité, ah, ahî... et si je puis vous être utile, ainsi qu'à cet enfant...

CLAUDINE

C'est mon petit frère.

A MBR OISE, étonné.

Il est bien jeune !

CLAUDINE

Et bien à plaindre. De grâce, lisez donc cette lettre.

AMBROISE

Lisons la lettre. ( // met ses lunettes, ) « Mon cher... « (^hésitant) cher... mon cher parrain... » Ah! c'est ma filleule qui m'écrit : c'est fort honnête de sa part.

CLAUDINE, à part.

Que je souffre !

AMBROISE, lisant.

« J'ai commis... j'ai commis une grande faute dont « je suis... je suis cruellement punie. «Diable! qu'estce que c'est donc que cette faute? « Cha... chassée « par mon père. » C'est donc une faute capitale ?

CLAUDINE, à part.

Malheureuse !

AMBROISE, lisant.

« Je n'ai plus d'espoir qu'en vous... » Elle a tort de compter sur moi. Son père est un bon père, et s'il a chassé sa fille, c'est que sa fille Ta mérité.

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