MA.DAME DEB.NETTI
La question est un peu vive.
BELTON.
Ici, ce n'est pas moi qui parle , c'est mon cœur.
MADAME DERNETTI.
Et VOUS exigez que le mien lui réponde ?
BELTON.
Je n'exige rien, je supplie.
Vous avez une manière de supplier, svous autres hommes, à laquelle je ne saurais m'accoutumer.
BELTON.
Et que lui trouvez-vous de si effrayant ? Vous ne me faites pas l'honneur de me croire dangereux.
MADAME DERNETTI.
Hé, hé! mon cher ami, l'homme que nous redoutons le plus, n'est pas toujours celui à qui nous voulons bien le dire.
BELTON.
Je vous supplie alors de ne pas ajouter un mot.
382 CLAUDINE
MADAME DERNETTI.
Et VOUS interpréterez mon silence à votre manière ?
BELTON.
Je ne lui donnerai pas le sens le plus défavorable.
MADAME DERNETTI.
Comptez-vous réussir avec ces petits moyens-là?
BELTO]>r.
Réussir! mais, je n'ai pas de projets, moi.
MADAME DER]>rETTI.
Comment , vous n'avez pas de projets ?
BELTOF.
Non, je vous assure.
MADAME DERWETTI.
Vous êtes un impertinent.
BELTON.
Et vous êtes charmante.
MADAME DERIVETTI.
Vous verrez, tout à l'heure, que c'est moi qui fais la cour à monsieur.
BELTOK.
Vous en êtes bien la maîtresse.
MADAME DERNETTI.
C'est trop honnête , en vérité.
' BELTOIN^.
Si je voulais, cependant, je vous dirais de fort belles choses.
MADAME DERNETTI.
Ah ! voyons cela.