‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 288 sur 441 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

CLAUDINE, Madame DERNETTI.

MADAME DERNETTI.

Claude, vous avez, dit-on, quelque chose d'important à me confier ?

CLAU DINE.

Oui, madame. J'ai voulu vous voir, vous parler, vous confier mes peines. Je l'ai demandé avec ar-

1^9.1 CLAUDINE

deur.... Maintenant, les mots expirent sur mes lèvres... je ne puis...

MADAME DEKNETTI, affectueusement.

Qu'avez -VOUS, mon ami? Quels peuvent être vos chagrins ?

CLAUDINE

Des chagrins! ah! oui. J'en ai Faut -il vous les

faire partager ?...

MADAME DERNETTI.

Yous m'étonnez, Claude. Que peut -il y avoir de commun entre nous ?

CL A U DINE

Vous voyez ma timidité , mes alarmes.... daignez me rassurer; arrachez-le moi, ce malheureux secret, qui me fatigue, qui m'oppresse, et qui ne peut s'échapper.

MADAME DERNETTI, avec réserve.

Je n'imagine pas, Claude, que vous puissiez me rien dire qui soit indigne de moi.

CLAUDINE

Hélas! puis -je offenser personne? C'est moi qui fus outragée, et c'est moi qui suis punie... Cet enfant... ce malheureux enfant...

MADAME DERNETTI.

Poursuivez, mon ami.

CLAUDINE

Cet enfant... ah! madame!

Eh hien, cet enfant?

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