‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 302 sur 441 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Madame DERNEÏTI , BELTON.

BELTON.

Du mystère , deux heures avant la noce ?

MADAME DERNETTI.

Gela vous étonne ?

BELTON.

Et me pique.

MADAME DERNETTI.

Que voulez-vous? les femmes sont comme cela. Oh! elles ont des défauts cruels.

BELTON.

Et vous en convenez ? vous êtes modeste.

MADAME DERNETTI.

Vous ne l'auriez pas cru ?

Je l'avoue. Il est des femmes à qui un peu de vanité sied tant, à qui elle est si pardonnable!

MADAME DERNETTI.

Moi , je ne me pardonne rien. J'ai un défaut capital, et j'en conviens de bonne foi.

BELTON.

Ah! ah!

MADAME DERNETTI.

Quoi ! vous n'avez pas remarqué ma légèreté , mon inconséquence ? Jamais je ne suis d'accord avec moimême; jamais je ne sais ce que je veux.

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