‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 305 sur 441 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

MADAME DERNETTI.

Méconnue par un père vertueux et rigide , abandonnée de toute la nature , livrée aux horreurs de l'indigence , mais toujours fidèle à ses devoirs , elle vous a conservé votre fils; elle l'a nourri de ses sueurs, des bienfaits des ames sensibles; elle l'a conduit dans vos bras, et c'est lui que vous avez embrassé.

B E L T O N , s'écriant.

Benjamin! (^Avec un serrement de cœur. ^ Ah! madame , que je me sens humilié !

MADAME DERNETTI, lui serrant la main.

Bien, mon ami, bien! Celui qui rougit de ses fautes n'est pas loin de les réparer. Honorine , faites entrer.

BELTOPf.

De grâce, madame, éclairez-moi, conseillez-moi, conduisez-moi.

Qui se repent , ne prend conseil que de lui-même. Interrogez votre cœur , consultez votre conscience Voilà les juges incorruptibles qu'il faut seuls écouter.

CLAUDINE

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