ACTE I , SCÈNE II
Je leur prouverai, tour à tour ,
Que ma flamme est toujours nouvelle.
Vive le paradis d'amour, (bù.)
Deuxième couplet.
La beauté jette quelques fleurs Sur les épines de la vie ; Mais, la cruelle jalousie En corrompt bientôt les douceurs.
Je veux du plaisir sans contrainte ; Je veux , sans entendre une plainte , Voler vers un nouvel objet.
Ah ! pour être heureux en effet.
Mes amis^ jetons-nous sans crainte Entre les bras de Mahomet.
Troisième couplet.
Il est un pays renommé ,
Où la beauté, toujours sensible,
Conçoit qu'il est encor possible
D'aimer après avoir aimé.
Loin de s'aigrir pour des fadaises ,
Des deux côtés on prend ses aises ,
Sans faire d'éclat indiscret.
Pour goûter le bonheur parfait ,
Il faut vivre avec des Françaises ,
Et mourir avec Mahomet.