‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 318 sur 441 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MORAD, PIRRHA, HERCIDE , NADIR, ALI,

dans le fond.

NADIR

Je n'ai jamais écouté de conversation plus plaisante.

ALI

Cet homme pourra vous amuser un moment, et sous cet habit modeste , il ne soupçonnera pas le bâcha.

NADIR, descendant la scène.

Soit, avançons.

ALI, à Morad , en lui présentant Nadir.

Permettez-vous à un ami des arts de venir admirer un homme dont la réputation s'étend jusques aux bornes de l'empire ?

(Morad salue. ) PIRRHA, à Hercide.

Il se moque de lui.

HERCIDE, à Pirrlia,

Cela y ressemble un peu.

MORAD, à Nadir.

Ma réputation est votre très -humble servante, et je lui rends grâces de l'honneur que je reçois. Pirrha, des carreaux !

NADIR

Je resterai debout, seigneur Morad, Je ne m'asseoirai pas devant le premier homme du monde.

( Morad salue. )

P I R R H A , à Nadir , avec humeur.

C'est assez plaisanter. Que lui voulez -vous? des babouches? En voilà.

ADIR.

Des babouches ! Je fais sans doute le plus grand cas des siennes; mais, ce talent n'est pas ce que j'admire le plus en lui. Ce qui m'étonne , ce qui me confond, c'est la facilité avec laquelle il régit les empires.

( Morad salue. )

ALI

Guerrier, magistrat, publiciste , il est tout, cethomme prodigieux.

( Morad salue. ) P I R R H A , avec impatience.

Encore ?

WADTR.

Morad, enfin, a une tête comme la nature n'en avait point organisé encore.

( Morad salue plus bas. ) PIRRHA, trépignant.

Ah, mon Dieu, mon Dieu! cela ne finira jamais.

FADIR.

Et ses vues sublimes seraient perdues pour la félicité publique !

ALI

Et ses jours précieux s'écouleraient loin du théâtre du monde 1

N ADIR.

Non. La fortune a des torts envers lui; mais, je réparerai les torts de la fortune.

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