ACTE I, SCÈNE VIII
MORAD.
A la bonne heure, et finissez en deux mots : je suis tout entier à mon peuple.
H E R C I D E , à part.
L'original ! l'original !
PIRRH A.
Si le bâcha acquitte la parole de son officier...
MORAD.
Tu en doutes, je crois.
PIRRHA.
Tu as de quoi te faire un équipage proportionné à ton mérite. Si le bâcha t'oublie...
MORAD.
Supposition déplacée.
PIRRHA.
Tu iras brusquer la fortune jusque dans Constantinople.
Voilà le seul conseil raisonnable que tu m'aies donné de ta vie.
( Il va , vient , et écoute. ) PIRRHA, à Hercide.
Je l'ai pris par son faible.
HERCIDE.
c'est adroit.
PIRRHA.
Et me voilà libre.
HERCIDE.
L'intention est louable.
( On entend une musique turque. )
MORAD.
Ah! ah! la musique du sérail! j'aime 1 éclat, la pompe, la magnificence. Le hacha fait bien les choses, il faut en convenir...