‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 349 sur 441 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ACOMAT, MORAD.

MORAD, avec impatience.

Sachons enfin, mon cher, pourquoi je suis ici,

ACOMAT

Pour décider vous-même sur votre sort à venir. Tous les emplois vacans sont à votre disposition.

MORAD.

Oh ! je n'en veux exercer qu'un.

ACOMAT

C'est souvent trop pour bien des gens.

MORAD.

Point de réflexions, s'il vous plaît. Voyons les emplois vacans.

5x2 LA LANTERNE MAGIQUE.

^ A CO M A T , déroulant un parchemin.

Primo , la place de cadi de Damas.

MORAD.

Je veux bien commencer par là.

ACOMAT, à part.

Il est modeste. (^Lisant.) Mais, comme on ne doit point prendre de place au-dessus de ses forces , le successeur du cadi destitué, qui manquerait d'intégrité...

MORAD.

J'en suis abondamment pourvu.

ACOMAT

Je vous en fais mon compliment. ( Lisant, ) Qui manquerait d'intégrité, ou qui commettrait une faute par ignorance des lois...

MORAD.

Diable emporte si je les connais.

ACOMAT

Sera empalé à l'instant.

Passons à autre chose.

ACOMAT , lisant.

Il y a une mosquée à desservir à Gaza...

MORAD.

Je ne me sens pas de goût pour le sacerdoce. N'importe, voyons les conditions.

ACOMAT, lisant.

Il faut connaître l'alcoran.

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