SCÈNE XIV
ATALIDE, PIKRHA, ALI, NADIR, précédés d'une
foule d'esclaves portant des flambeaux allumés. ]Y A D I R , ivre de joie , descendant la scène,
{A Pirrha,) Elle est persuadée, rendue, et c'est à vous que je le dois! Ah! la reconnaissance égalera le bienfait. {^A Atalide.^ Atalide, belle Atalide, vous avez prononcé le bonheur de ma vie... vous renoncez à votre amant...
(Atalide fait un mouvement. ) PIRRHA, à part, à Atalide.
Taisez-vous , si vous aimez Hercide.
NADIR
c'est à votre heureux époux à vous le faire oublier, à effacer les transports insensés qui l'ont égaré tantôt, à en mériter le pardon. La nuit s'oppose encore à mes empressemens ; le pontife, les prêtres, les ministres des lois, tout repose, hors ceux que tourmente ou que charme l'amour. [Luiprenant la main,^ Venez, les premiers rayons du jour éclaireront mon triomphe. Puisse votre cœur , répondant enfin au mien, partager, augmenter, éterniser mon ivresse.
(Il sort avec Atalide ; le reste suit.)