‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 365 sur 441 · XI · texte numérisé non relu

XI

53o LA LANTERNE MAGIQUE.

MORAD.

Que sa valetaille, plus impertinente encore, a seule causé tout ce tumulte; que ces droles-là, de leur autorité privée , m'ont transformé en tourne-broche ; qu'ils m'ont bafoué, vilipendé, mystifié; qu'il est responsable des sottises de ses gens, et que je prétends en avoir satisfaction.

NADIR

Acomat, un homme estimable n'abuse jamais de la faiblesse, et n'insulte pas à l'infortune. Mes principes vous sont connus, et vous osez les enfreindre, vous, qui devriez être le premier à les faire respecter!

ACOMAT, s'excusant.

Seigneur....

MORAD.

Il parle bien , l'officier supérieur ; mais , il parle en bâcha.

ALI

C'est le bâcha lui-même.

MORAD.

J'en suis, parbleu, bien aise. {^Lui présentant la mainS) Touchez -là, seigneur bâcha. Je sais bon gré au Grand-Seigneur d'avoir avancé un homme tel que vous. Je lui en ferai compliment à la première occasion^ et je vous demande pardon de mes impertinences.

NADIR, à Morad, en souriant.

Je suis sensible aux félicitations, d'un genre toutà-fait neuf, que je viens de recevoir de toi, et je t'engage à bannir toute inquiétude ; {^açec sentiment) mon

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