‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 369 sur 441 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PIRRHA, ATALIDE.

PIRRHA.

Vous avez suivi mes instructions; vous vous êtes observée, vous n'avez sonné mot; vous méritez des éloges, et je vous loue. Je vais voir si Hercide saura enfin s'exécuter , et s'il le fera d'aussi bonne grâce.

ATALIDE, effrayée.

Vous allez, dites-vous...

PIRRHA.

M'informer s'il est disposé à me tenir ce qu'il m'a juré , s'il veut aussi mériter que je me taise. Vous vous mariez malgré vous, et je l'épouserai malgré lui. Vous prenez votre parti , il prendra le sien.

ATALIDE, d'un ton suppliant et douloureux.

Mais , Pirrha...

PIRRHA.

Mais, mais , il faut que cela soit ainsi. Je suis douce ,

je suis bonne, je suis obligeante; mais, je n'entends pas qu'on me résiste, et si ce petit traître d'Hercide

s'avisait d'être récalcitrant J'ai l'oreille du baclia;

je n'ai qu'un mot à dire pour le perdre, et je lui ferai voir que la colère d'une femme est le plus terrible des fléaux.

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