‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 368 sur 441 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

PIRRHA, NADIR, ATALIDE.

( Atalide très-richement parée , marche au hasard , triste et pensive. Pendant le couplet suivant , elle rencontre souvent l'œil de Pirrha , qui la contient par son air menaçant, )

NADIR, allant au - devant d' Atalide , du ton de la plus extrême tendresse.

Atalide , c'est vous ; c'es.t vous qui me cherchez peutêtre, qui venez dissipper les nuages qu'avait formés une longue et affligeante résistance. Ne craignez pas que je m'en souvienne. Yous ne deviez pas votre cœur à celui qui n'avait pu encore vous offrir le sien ; vous ne pouviez en bannir, en un jour, celui qui obtint votre

ACTE III, SCÈNE V. 535 premier sentiment... Atalide, mon Atalide, que le souvenir du passé se perde dans la source inépuisable de félicités qui s'ouvre devant nous. Encore un moment, et l'aurore va renaître; encore un moment, et Nadir n'aura plus rien à désirer. Mon impatience va prévenir, hâter, précipiter le temps... Je te quitte, mais pour ordonner les derniers apprêts , pour déposer enfin à tes pieds mon rang et ma puissance, et te rendre à jamais l'unique arbitre de mon sort.

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