‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 391 sur 441 · FORVILLE, DERVAL, LISE · texte numérisé non relu

FORVILLE, DERVAL, LISE

LISE

Finissez donc, monsieur; je ne me connais point en blessures.

DERVAL

Hé ! vous ne faites que cela.

C'est sans le savoir.

DERVAL

Le mal n'est pas moins cruel.

LISE , d'un petit air prude.

Je ne me charge pas de le guérir.

DERVAL, à Forville.

Elle est aimable.

LISE

Vous êtes indulgent.

DERVAL

Elle est jolie.

LISE

Ah! vous êtes connaisseur.

DERVAL

Embrassons-nous.

LISE

Quoi, sans se connaître?...

DERVAL

C'est le plus court moyen de faire connaissance.

LISE

Je n'aime pas les liaisons précipitées.

Ce sont les plus piquantes.

LISE

Et les moins solides.

DERVA L.

Refuser un baiser à un homme qui arrive de Fontenoy !

LISE

A ce titre-là , j'en donne deux. ( Elle V embrasse^ ) Et vous les rendrez au maréchal de Saxe.

DERVAL

Il n'est pas dupe. Il aimera mieux les prendre luimême.

LISE

Oh! bien a son service. J'aime les héros, moi.

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