‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 392 sur 441 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

DERVAL

Celui-ci l'est de toutes les manières.

LISE

L'heureux mortel!

EORVILLE.

Mais, Déricourt, tu causes, tu causes, et ces messieurs se logent. Tu oublies auprès de mademoiselle , très -intéressante sans doute, que tu as besoin de repos.

Tu le crois? moi je suis sûr du contraire.

EORVILLE, l'emmenant.

Toujours le même. Viens, et cherchons un coin où tu puisses être à ton aise.

DERVAL

Allons donc, puisque mon Mentor le veut.

( Fausse sortie. )

LISE

S'il m'était permis de vous arrêter encore un moment ?

DERVAL, revenant.

Oh! je vous dois la préférence.

EORVILLE, le suivant.

Encore î

LISE

J'ai entendu parler avec éloge d'un officier de votre régiment.

DERVAL

Son nom ?

LISE

Derval.

DERVAL, étonné.

LISE

Vous le connaissez?

DERVAL, souriant.

Beaucoup.

LISE

On m'a dit qu'il doit arriver aujourd'hui.

DERVAL

Et , qui vous a dit cela ?

LISE

Une jeune dame que j'ai laissée à Paris...

DERVAL

Et qui ne le connaît pas plus que vous ?

LISE

Mais , qui brûle de le voir.

DERVAL

L'empressement de Derval est au moins égal au sien.

LISE

Vous croyez donc qu'il arrivera aujourd'hui ?

DERVAL, souriant.

Oh! je VOUS en réponds.

LISE, saluant.

Mille remercîmens, monsieur.

DERVAL, l'arrêtant.

Et c'est là tout ce que vous vouliez ?

LISE

Je n'abuse point de la complaisance de mes amis.

Page 1