‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 398 sur 441 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

DERVAL, MADAME DERVAL, LISE, assise et brodant. DERVAL.

Il y a un instant, madame, je me reprochais sincèrement mon étourderie.

MADAME DERVAL

Vous vous en applaudissez peut-être à présent ?

DERVAL

Je lui dois le bonheur de vous connaître.

On ne tourne pas mieux un compliment.

DERVAL

Est-il possible de vous en faire ?

MADAME DERVAL

Monsieur n'est pas complimenteur? Ah î il a le goût de la plaisanterie.

DERVAL

Quelquefois, madame.

MA.DA.ME DERVAL

Et surtout avec les femmes ?

DERVAL

Jamais avec celles qui vous ressemblent, s'il est possible d'en trouver.

MADAME DERVAL

J'avoue alors qu'on ne saurait être plus poli.

DERVAL

Je vous proteste , madame , que je n'en ai pas l'intention.

MADAME DERVAL

Je me garderai bien, monsieur, de vous en supposer d'autre.

Oh! je vous défie, madame, de rien supposer.

MADAME DERVAL

Mais, ce que vous me dites-là est très-clair.

DERVÀ L.

Oh! je fais profession de la plus grande franchise.

MADAME DERVAL

Vous m'embarrasseriez étrangement, monsieur, si je ne savais à quel point un homme aimable abuse quelquefois de son esprit.

DERVAL

Cet abus-là, parfois, a son utilité.

MADAME DERVAL

Auprès des femmes qui me ressemblent ?

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