‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 402 sur 441 · SCÈNE XVIIl · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIIl

LISE

Monsieur?

DERVA-L.

Vous me seconderez , n'est-il pas vrai ?

LISE

Oh ! bien certainement lion.

DERVAL

J'y compte, cependant.

LISE

Vous avez très-grand tort.

DERVAL

Vous rejetez le petit traité que je vous propose ? ( Tirant sa bourse. ) Voilà pourtant les épingles du marché.

LISE, prenant la bourse.

Ah! on ne refuse pas des épingles.

DERVA L.

Mais, ce n'est pas tout de les prendre.

LISE

C'est cependant tout ce que je puis pour vous.

Me voilà fort avancé. Ah ça , vous resterez neutre au moins.

LISE

C'est ce que je ne peux vous promettre.

DERVAL

J'ai encore des épingles.

tiSE.

Ah ! voyons cela.

DERVAL

Non, je ne m'exposerai pas à perdre deux fois mes arrhes. Répondez -moi franchement, et vous n'aurez pas à vous plaindre. Votre maîtresse va sans doute à Paris ?

LISE

Ma maîtresse va en Flandre.

D E R VA L , s'assey ant ,

Gomment en Flandre !

LISE

Cela vous paraît extraordinaire ?

DERVAL

Ridicule. Aller en Flandre , lorsque je vais à Paris ! Et , que va-t-elle faire en Flandre ?

LISE

Remplir les devoirs dont elle vous parlait tout^àl'heure.

DERVAL

Elle a un mari flamand ?

LISE

Ai-je dit un mot de cela?

DERVAL

De grâce, finissons. Quel est-il ce mari? un vieillard , un sot?

LISE

Respectez vos généraux , s'il vous plaît.

DERVAL

Elle est la femme d'un officier général ?

LISE

Dangereusement blessé à Fontenoy.

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