‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 412 sur 441 · SCÈNE XX. 6o · texte numérisé non relu

SCÈNE XX. 6o

DER V A.L

La certitude d'être aimé pour moi-même. Résisterait-elle aux preuves que nous lui avons données, si elle n'était fortement prévenue en ma faveur? Oh! c'est charmant, délicieux, divin.

LISE

Messieurs, qui passez le temps à causer entre vous, et qui pourriez mieux l'employer , vous connaissez les intentions de madame. Voulez -vous bien vous y conformer ?

DER VAL

Quoi ! nous retirer à l'instant même ?

LISE

Si vous le trouvez bon. On vous a notifié qu'on ne reconnaîtrait personne qu'à Paris , et nous n'avons que le temps nécessaire pour nous remettre de l'épouvante qu'inspire d'abord un mari à une jeune personne de seize ans.

DERV A.L.

Il n'en est pas moins plaisant qu'on se permette de le mettre à la porte.

LISE

Il serait bien plus extraordinaire que monsieur n'eût pas le mérite essentiel d'un époux.

FOR VILLE

Et lequel ?

La docilité.

6o4 LES RIVAUX D'EUX-MÊMES.

FORVILLE

Il n'y a rien à répliquer à cela , pourvu cependant que mademoiselle ait exprimé le vœu de madame.

MADAME DERVAL

Vous m'obligerez, monsieur, en me permettant de me recueillir quelques instans.

( On se salue. ) DERVAL, à For ville , en sortant.

Ah! mon ami! que je suis heureux! cette femme-là te déteste.

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