‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 45 sur 441 · ACTE II, SCÈNE XIII. 8i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XIII. 8i

EEAUVAL PÈRE.

Je VOUS défends de m'interrompre.

BEAUVAL FILS

Ne puis-je me justifier?

BEAUVAL PERE

Non, vous ne le pouvez pas, et tant d'obstination commence à me lasser.

BE AU VAL FILS

L'homme raisonnable écoute ; le despote impose silence.

BEAUVAL PÈRE

Oubliez-vous que vous parlez à votre père ? L'amour de l'humanité vous apprend-il à méconnaître les droits de la nature ?

BEAUVALFILS.

On veut quelquefois les étendre au-delà de leurs limites.

BEAUVAL PÈRE

Oserez -vous les fixer?... Mais, je vois que vous êtes incapable de rien entendre. Vous dédaignez ma tendresse, vous méprisez mon autorité. Tremblez de m'offenser davantage, et d'attirer sur vous toute ma colère. Tremblez que je ne vous abandonne au délire de votre imagination, et qu'on ne vous reproche un jour de m'avoir sacrifié à mes esclaves. Abjurez des principes destructeurs de toute société : je le veux, je vous l'ordonne, et si vous résistez, je ne vous connais plus.

(11 rentre chez, lui.)

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