‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 46 sur 441 · SCÈNE XVIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIL

TÉLÉMAQUE, ZAMÉ, soutenue par SCIPION.

Les cruels! comme ils m'ont traitée! Mes genoux ploient... Soutiens-moi, Scipion.

SCIPION

N'a pas chagriné toi, bonne petite Zamé.

( Il la conduit vers sa case. ) TÉLÉMAQUE, courant a Zamé.

Il est donc consommé ce lâche assassinat! Zamé! Zamé! Et tu l'as pu permettre, et tu ne tonnes pas, toi, qui, dit-on, veilles sur ton ouvrage! Ah! tu n'existes pas, puisque le coupable prospère. [Tombant a genoux. ) Pardonne - moi , mon Dieu; j'ai osé te blasphémer... tu as permis ce dernier crime, pour les punir tous à la fois. Ta main lente, mais toujours sûre, va s'appesantir sur nos assassins. Mathieu!.. . Mathieu ! le lâche ! . . . le barbare ! . . . (^Se relevant. ) G mon Dieu ! je te reconnais à la sainte fureur qui s'empare de moi. Non , je ne veux plus verser de larmes inutiles ; non, j e ne veux plus mourir. {A Zamé^ Je vivrai pour laver tes blessures dans le sang de tes bourreaux, et ce sont les traces du tien qui nous conduiront à la vengeance. ( A Scipion. 1 Ote-moi cet objet, je crains de m'attendrir.

(Scipion emmène Zamé dans sa case.)

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