‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 58 sur 441 · ACTE III, SCÈNE VIL loi · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIL loi

BEA UVAL PÈRE, affectueusement.

Est-il trop tard pour nous aimer et nous entendre ? Beauval, mon ami, mon fils, reviens à moi, et tu seras content de ton père.

BEAUVAL FILS, hors de lui.

Tant de bonté m'accable : je n'y étais pas préparé... Je ne me connais plus... Que résoudre, que faire?

BEAUVAL PÈRE, lui ouvrant les bras.

IVFouvrir ton cœur. Le mien t'attend, le mien t'appelle.

BEAUVAL FILS, se jetant dans ses bras.

Ah! c'en est trop , je ne résiste plus.

BEAUVAL PÈRE

Ainsi donc , unis d'affection et d'intérêts , tu n'emploieras ton asce»ndant sur les noirs qu'à les rendre laborieux, dociles et soumis.

BEAUVAL FILS, égaré.

Soumis, dites- vous, mon père?

BEAUVAL PÈRE

Votre état tient du délire ! que dois-je en augurer?

BEAUVAL FILS, se contraignant.

Votre tendresse qui ne se dément jamais . . . votre retour inespéré... ma surprise... ma joie.... je répondrai par une soumission sans bornes aux avances, trop flatteuses, que vous avez daigné me faire. Vous m'avez prescrit de voir le monde : je le verrai ; mais avec vous, mon père. Vous guiderez mon inexpérience, et vous partagerez mes plaisirs. Partons pour le Cap ,

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