‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 66 sur 441 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

TÉLÉMAQUE, ZAMÉ, continuant d'arranger les branchages.

ZAMÉ

Voilà donc la retraite que la nature offre à l'amour. Cet ombrage te semblera plus frais, cette grotte plus riante, quand ils seront arrangés par mes mains. ( Elle vient h, Télémaque, ) Tu t'es occupé de tes devoirs : je viens d'en remplir de bien doux. Voilà ton asyle , jettes-y un coup-d'œil ; partout tu reconnaîtras mon cœur. Un banc de gazon , une table de pierre, un lit de feuillages, des fruits sauvages , mais savoureux, une eau claire comme le cristal de ces roches , voilà tout ce que Zamé peut t'offrir. Tu attacheras quelque valeur à ces objets, dont la simplicité nous rapproche de nous-mêmes. Viens, viens. Ici nous ne sommes plus esclaves ; ici nous redevenons les enfans de la nature; n'écoutons et ne suivons qu'elle.

TÉLÉMAQUE

Cette journée est toute à la patrie et à la gloire.

ZAMÉ

Tu as des jours ,des mois, des années à donner à ta

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