‹ Œuvres complètesChapitre 101 sur 414 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Vous , madame ?

DUFOUR

Ah! je vois ce que c'est. Vous allez épouser ce jeune homme , lui jeter votre fortune à la tête , réparer les sottises d'un libertin que son oncle a été forcé (fexhéréder.

DUPRÉ

Souvenez-vous, monsieur, que moi seul ici suis fondé à lui faire des reproches.

DUFOPR.

C'est en payant ses dettes que vous en acquerrez le droit.

DUPRÉ

Savez-vous ce que je veux faire ? Puisque madame s'intéresse à mon neveu, oui, je paierai, et je paierai avec plaisir. ( A son neveu. ) Si ton retour n'est pas sincère, tu es l'être le plus vil qu'ait produit la nature; mais je te crois vrai en ce moment. Je serais trop à plaindre si je doutais de ta sincérité.

( lU s^embrassent. ) DÙFOUR.

11 est très-clair à présent que madame , en proie à sa démence

Finissez, monsieur, et retirez -vous. Je ne dépens que de moi.

i5(> CONTRE-TEMPS SUR CONTRE-TEMPS.

DUFOUR

Oui , je me retire. Non-seulement je ne vous verrai plus, mais je vous déshérite à mon tour, et je continuerai à gagner de l'argent pour vous faire enrager.

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