‹ Œuvres complètesChapitre 186 sur 414 · SCENE XXIV · texte numérisé non relu

SCENE XXIV

LA VEUVE, voulant la pénétrer.

C'est du moins une sorte d'excuse, qu'une promesse de mariage.

SAINTE-CLAIRE

C'est du moins un prétexte , dont certaines femmes ne peuvent pas même se prévaloir.

LA VEUVE

J'espère, citoyenne, que vous ne prétendez pas faire d'applications?

SAINTE-CLAIRE

Vous savez, citoyenne, que vous n'avez pas de secrets.

LA VEUVE

Vous avez de l'esprit.

SAINTE-CLAIRE

Je suis étonnée que vous vous en aperceviez.

LA VEUVE

Pourquoi donc, mademoiselle?

SAINTE-CLAIRE

C'est qu'on est rarement disposée à rendre justice à ses rivales.

LA VEUVE, avec indifférence.

Ah ! une rivale telle que vous...

SAINTE-CLAIRE

Peut déranger bien des projets.

LA VEUVE

On peut aussi n'avoir rien à craindre des vôtres.

SAINTE-CLAIRE

Il faudrait alors être aimée bien sérieusement.

LA VEUVE

Mais je me plais à le croire.

SAINTE-CLAIRE

Et moi, j'en doutie yn peu.

LA VEUVE

Vous avez vos raisons pour doiiter.

SAIICTE-CLAIRE.

Comme vous avez les vôtres popr pe jouter de rien.

* LA VEUVE

Terminons un entretien qui doit nous gêner également.

SAINTE-CLAIRE

Je vous assuré , au contraire , qu'il m'amuse beaucoup.

LA. VEUVE

Finissons. Que puis-je pour \o\is ?

SAINTE-CLAIRE

Rien. C'est moi qui veux vous donner une leçon.'

^ LA VEUVE

Ah ! ah ! Et quelle est cette leçon ?

D'abord, vous éclairer si|r l'inconséquence de votre conduite.

LA VEUVE

Vous ne pensez pas à la vôtre.

SAINTE-CLAIRE

Il est vrai qu'elle est originale.

LA VEUVE

Et la mienne, quelque chose de plus?

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