‹ Œuvres complètesChapitre 2 sur 414 · SCENE I. II · texte numérisé non relu

SCENE I. II

par la raison. En deux mots, finissons. Je vous ai amené Germon; il a quarante ans; mais il est en^ core jeune , car il a toujours été sage. Vous Tépouserez, si vous voulez me croire. Si vous le refusez, nous ne nous verrons plus.

HTADâME GEAVAL.

Je ne le refuse pas , mon frère.

DUPaRT.

Vous l'acceptez donc?

MADAME GERVAL.

Je ne dis pas cela.

DUPÔRT.

Que diable dites-vous donc?

MADAME GERVAL.

Je verrai , je me consulterai.

DUPORT

Vous verrez, vous vous consulterez! Connaissez* vous un plus aimable homme ?

MADAME GERVAL. 4

Nom.

DUPORT

D'un caractère plus liant?

MADAME GERVAL.

Non, mon frère.

DUPORT

D'une probité moins équivoque?

MADAME GERVAL.

Hé, non, vous dis-je:

DUPORT

D'une fortune plus solidement établie?

12 LA MEBE RIVALE.

/ MADAME GEKVAL.

Ûéy non , mon frère, non, encore une fois, non.

DUPORT

En ce cas, vous l'épouserez demain. Je pars après demain pour aller vivre dans mes terres, et je vais donner mes ordres en conséquence. Germon va descendre; arrangez- vous ensemble, et qu'à mon retour je n'entende plus de cas, de si, ni de mais. Tout cela m'ennuie, et l'ennui ne convient pas à ma santé. Serviteur.

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