‹ Œuvres complètesChapitre 20 sur 414 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

contraindre? Depuis quand ma mère me rend -elle victime de ses volontés?

G£RMON.

Vous me connaissez bien peu , si vous me croyez capable d^abuser de son aveu.

ROSE

Vous le voudriez en vain ; c'est moi qui vous l'assure.

GERMON, diMÛDolant.

Mademoiselle, il est inutile de feindre davantage. Madame Gerval a craint de vous imposer un sacrifices au-dessus de vos forces, et elle sera enchantée de l'empire que vous avez sur vous.

f ROSE.

Quoi, monsieur, vous m'éprouviez?

GERMON

J'en conviens, mademoiselle, et je vois avec plaisir combien cette épreuve était superflue.

ROSE, piquée.

Ah , vous m'éprouviez , monsieur ; vous m'éprouviez !

GERMON

Oui, mademoiselle, et je vais jouir sans regrets d'un bonheur que vous désirez si sincèrement.

ROSE, les larmes aux yeux.

Vous ferez bien, monsieur. Je vous proteste que je suis au comble de la joie.

GERMON

Je m'en aperçois, mademoiselle. £lle brille dans vos

yeux.- Rien n'empêche plus que la noce se fasse demain.

ROSE, langlotant.

Non, sans doute..... Et j'y serai J'y serai aussi

gaie.....

GERMOir.

Que dans ce moment-ci , mademoiselle ?

DUPORT, en dehors.

Portez tout cela dans mon appartement.

ROSE, avec effroi.

Ciel ! c'est mon oncle ! S'il me voit dans l'état oii je suis

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