‹ Œuvres complètesChapitre 201 sur 414 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

leur faut-il donc? Voilà tous mes projets renversés. Que résoudre? que faire?

JUSTINE

Prendre patience pendant quelque temps.

MONTBRUN

Oh , je ne suis point patient.

JUSTINE

Ou travailler à leur conversion.

MONTBRUN

Je n'entends rien à ce métier-là.

JUSTINE

Croyez-vous qu'il faille avoir le don des miracles pour rendre à la société une femme charmante et un joli homme de vingt-cinq ans ?

MONTBRUN

Tu es bien confiante.

JUSTINE

Si monsieur voulait l'être autant que moi....

MONTBRUN, après ravoir fixée.

Aurais-tu la présomption ?....

Et pourquoi pas, monsieur?

MONTBRUN

Toi?

JUSTINE

Moi.

MONTBRUN

Tu entreprendrais de guérir ces cerveaux malades?

JUSTINE

Je connais mes forces , monsieur.

•HOITTBRUIf, s'écriant.

Dix mille francs, si tu réussis.

J n s T IN E 9 swe le même ton.

Ils sont à moi.

MONTBRUN, 8*approchant tout-à-£sdt.

Ah ça , veux-tu bien me faire part des moyensque tu emploieras pour....

JVSTIKE.

Des projets, monsieur? Oh, je n'en ai pas.

MOITTBRUir.

Nous Yoilà bien avancés.

Mais une fille comme moi tourne à son profit jusqu'à la moindre circonstance , et sait en faire naître d'heureuses. Qui attaque sourdement a toujours Tavantage sur celui qui ne soupçonne pas le piège, et, dans ce cas-ci , les vaincus seront heureux au point de ne pas regretter leur défaite.

MONTBRUN

Au moins , voilà des idées générales.

JUSTINE

J'en saurai faire Tapplication.

MONTBRUN

Quand?

JUSTINE

Dès aujourd'hui.

HONTBRUN.

Qù soqt nos jeunes gens ?

JUSTINE

Monsieur de Lussan descend de son observatoire....

Page 1