SCÈNE VI. 3o
les aimer les fruits précieux de leur union , et atten* dant d'eux, pour leur viellesse, les soins qu'ils ont prodigués à leur enfance , les consolations qui rendent notre fin moins douloureuse! Pense au contraire combien cette fin est cruelle pour celui qui s'est volontairement isolé. Entouré , à ses derniers moments, de collatéraux avides, ou d'êtres indifférents, il cherche en vain la commisération dans tous les yeux; il attend vainement un mot qui le soutienne, ou qui ranime dans son cœur l'espoir prêt à s'éteindre. Il meurt comme il a vécu , sans avoir été aimé , sans être plaint.
LUSSAN
Je n'ai qu'un mot à répondre. G>mment , connaissant si bien les charmes d'une union assortie, vous êtes-vous refusé à en goûter les douceurs ?
MONTBRUN, brnsqaement.
Comment, coinment !..... J'ai eu tort, sans doute; vos procédés envers moi me le prouvent , monsieur , et ce n'est pas en cela que vous devez me prendre pour modèle. ( A part. ) En vérité, je ne sais plus que lui dire.