‹ Œuvres complètesChapitre 22 sur 414 · GERMON, DUPORT · texte numérisé non relu

GERMON, DUPORT

BUPORT»

Germon , que signifient les larme» de cette petite fille? Ces femmes-là te tourmentent, je m'en aperçois.

GERMOK.

Leurs persécutions ne sont pas sans agréments. J'avoue cependant que je suis très- malheureux. Je suis aimé de deux femmes charmantes ^ et elles ne veulent de moi ni l'une ni l'autre.

DUPORT

Ah! ma sœur t'a parlé?

OERMON.

Très-intelligiblement*

DlJPORt.

£t elle aura joué les grands princi^pes?

GERMON

Elle sent beaucoup , et ne joue rien.

DUPORT

Rose, de son côté, s'est montrée la digne fille de sa mère?

GERMQir.

Je te jure que cette enfant ne ressemble à personne. Mais il me semble que tu es aussi du secret?

PUPORT.

Je suis du secret; mai^ je ne suis de rien dansl^urs extravagances.

4o LA MERE RIVALE.

GERMON

Prends garde que ta raison ne vaille pas la leur.

DUPORT

Vas-tu me tourmenter aussi? Sœur, nièce et ami j'enverrais tout au diable , je t'en avertis.

Mon ami, vous êtes d'une vivacité

DUPORT

C'est que vous paraissez ligués tous trois pour me faire enrager.

GERMON

Au contraire , car nous n'avons pu être d'accord un seul instant ce matin. La mère veut que j*épouse sa fille; la fille veut que j'épouse sa mère, et je n'épouse personne.

DUPORT

Et nous serions ainsi ballottés par ces deux étourdies? Je ne le souffrirai parbleu pas, et je vais leur parler d'un style....

GERMON

Il serait dangereux, peut-être, d'y mettre trop de chaleur. Les femmes ne veulent pas être brusquées,

DUPORT

Vous êtes leur chevalier.

GERMON

Je le suis de toutes celles à qui on ne rend pas justice.

DUPORT

Veux-tu m'écouter et me laisser faire ? Ne sens-tu pas que mon amour-propre est intéressé à tout ceci ;

Page 1